C’était un jeudi soir, comme tant d’autres, mais celui-là allait changer quelque chose en moi. Ophelia m’avait invitée chez elle après le travail. Pas de grandes promesses, juste une soirée tranquille. Son salon était chaleureux, un espace simple mais enveloppant. Sur la table basse, un thé encore fumant et une assiette de biscuits qu’elle avait soigneusement disposés.

Elle s’est assise à côté de moi, si près que nos genoux se touchaient à peine. Cette proximité, presque innocente, rendait tout encore plus électrique. Elle portait une petite robe en cuir noir avec une fermeture éclair qui courait tout le long. Pas vulgaire, juste audacieuse. Ses collants noirs, avec un motif délicat, habillaient ses jambes d’une manière qui hypnotisait mes yeux.

On a parlé, au début. Des banalités, un peu hésitantes. Elle racontait sa journée, je parlais de la mienne, mais nos regards se cherchaient. Chaque mot devenait secondaire face à ce silence entre nous, lourd d’attente. Et puis, presque imperceptiblement, ma main a glissé sur sa cuisse.

Son collant était doux, presque satiné sous mes doigts. Je suivais les motifs du bout des ongles, traçant des lignes invisibles, comme pour m’assurer que c’était réel. Elle n’a pas reculé. Elle a souri. Alors j’ai continué, mes doigts remontant lentement, testant la limite, jusqu’à ce qu’elle pose sa main sur la mienne, pour l’encourager ou la ralentir ? Je ne savais pas.

Quand nos lèvres se sont enfin rencontrées, c’était comme une libération. Ce baiser était doux au début, presque hésitant, puis il a gagné en intensité. Le goût du thé, encore présent sur sa langue, se mêlait au mien, une saveur douce et légèrement amère qui ajoutait une étrange intimité à l’instant. Il y avait aussi cette chaleur, ce contraste entre la tiédeur de son souffle et la moiteur de sa bouche. Nos langues dansaient, nos souffles se mêlaient, et soudain, je n’ai plus pensé à rien d’autre. Elle s’est levée, debout devant moi, et je l’ai regardée comme si elle était une œuvre d’art.

Mes mains se sont posées sur ses hanches, glissant doucement vers l’arrière pour caresser ses fesses. Ses collants rendaient chaque mouvement presque fluide, comme si mes doigts glissaient sur de l’eau. Je l’ai alors retournée dos à moi.

Mes mains continuaient à glisser sur la fine matière de ses collants, jusqu’à ce que mes doigts trouvent enfin la bordure à ses hanches. Lentement, avec une précision presque cérémonieuse, je les ai descendus. Le tissu révélait centimètre après centimètre la chair de ses fesses et de ses cuisses. Sa peau, d’un brun chaud et lumineux, semblait capturer la lumière tamisée de la pièce. La courbe de ses cuisses se dessinait avec une perfection tranquille, un mélange de force et de féminité.

J’ai poursuivi la descente de ses collants pour les retirer complètement, dévoilant la perfection de ses jambes. Sous mes doigts, sa peau était d’une douceur veloutée, presque irréelle. Je me suis arrêtée un instant, fascinée par ce contraste entre la tendresse de sa peau et la fermeté subtile de ses courbes, qui frémissaient sous mes caresses.

Je me suis rapprochée, attirée par la courbe parfaite de son cul, cette chute de reins qui semblait taillée pour captiver. J’ai déposé un baiser sur cette rondeur presque insolente, savourant la douceur et la tension de sa peau sous mes lèvres.

Puis un autre, plus bas, sur l’arrière de sa cuisse. Elle s’est retournée face à moi comme pour m’envoyer un signal de poursuivre mes baisers là où sa peau était plus chaude, plus intime, plus humide. Elle frissonnait légèrement sous mes lèvres, et je pouvais presque entendre son souffle se suspendre à chaque mouvement.

Elle s’est avancée, lente mais décidée, et s’est installée à califourchon sur mes cuisses. Ses mouvements avaient une grâce naturelle, presque féline, comme si chaque geste était soigneusement orchestré pour m’envoûter. Sa chaleur contre moi, même à travers nos vêtements, m’a fait frissonner.

Je me suis redressée juste assez pour atteindre la fermeture éclair de sa robe. Lentement, presque solennellement, j’ai commencé à la descendre. Chaque centimètre dévoilait un peu plus de sa peau. Ses seins, petits, nus, se sont révélés. Pas de soutien-gorge, juste elle, naturelle, parfaite. J’ai pris un de ses mamelons entre mes lèvres, le taquinant doucement avec ma langue. Il était invaginé, timide, comme s’il hésitait à se révéler. Mais je voulais qu’il ressente toute mon attention. Alors, avec mes coups de langue, insistants mais doux, il s’est fait moins timide, commençant légèrement à ressortir, comme pour répondre à mon invitation.

Le zip de sa robe a continué à descendre, dévoilant un ventre plat, marqué d’un piercing au nombril qui brillait dans la lumière tamisée. Mon souffle s’est arrêté un instant : elle était magnifique.

Son odeur, c’était une signature. Un mélange d’héliotrope, doux et poudré, comme un souvenir volé à un jardin de fin d’été, et de quelque chose de plus brut, presque animal. Une senteur que je ne connaissais pas, que je n’avais jamais croisée. Elle flottait entre nous, me capturait, m’enveloppait, comme si elle voulait s’inscrire en moi à jamais.

Je me suis arrêtée, respirant lentement, profondément, pour m’imprégner de ce parfum unique. Ce n’était pas une odeur fabriquée, pas un simple parfum qu’on achète et qu’on oublie. C’était elle. Sa chaleur, sa peau, son essence. Une note à la fois tendre et sauvage, un paradoxe qui me chavirait.

À ce moment précis, je n’étais plus tout à fait là. Juste suspendue à cette fragrance, cette empreinte invisible qu’elle laissait sur moi. Et je savais que désormais, où que je sois, quoi que je fasse, cet arôme resterait gravé. L’odeur d’Ophelia. Un lieu, un refuge, un vertige. Un envoutement.

Elle s’est penchée vers moi, et ses cheveux bouclés, épais, descendaient en cascade, comme une rivière d’ébène aux reflets dorés sous la lumière tamisée. Chaque boucle semblait danser, effleurant mon visage, légères comme des plumes, mais chargées d’un souffle venu du Cap-Vert. Il y avait dans leur texture, dans leur mouvement, quelque chose d’ancestral, un écho de ces îles atlantiques qui semblaient vivre à travers elle. Enveloppée par leur parfum et leur douceur, j’avais l’impression d’être touchée par une caresse venue d’ailleurs, à la fois légère et pleine d’histoire. Ses lèvres ont trouvé mon cou, y déposant des baisers, chauds et humides, qui ont envoyé des frissons jusqu’à mes épaules.

Chaque baiser semblait tracer un chemin vers quelque chose de plus profond, et quand elle a levé la tête pour m’embrasser à nouveau, c’était différent. Plus profond, plus urgent. Ses mains, à la fois précises et impatientes, se sont glissées sous mon pull, tirant le tissu vers le haut. Elle me l’a enlevé d’un geste sûr, presque décidé, suivi de mon débardeur.

Mes seins, enfin libérés, se sont offerts à elle, et elle n’a pas hésité. Sa bouche s’est posée dessus, d’abord douce, puis plus assurée. Elle les a embrassés, ses lèvres et sa langue dessinant des cercles, ses dents mordillant légèrement. Chaque mouvement était une danse entre la douceur et l’envie. Sa langue jouait avec mes tétons, les rendant sensibles à chaque passage, tandis que ses cheveux continuaient de glisser contre ma peau, me laissant dans un état de vertige total.

Elle a glissé une main dans ma culotte, cherchant, explorant. Ses doigts ont trouvé mon sexe, et elle a pris son temps, apprenant chaque réaction, chaque frisson. Puis elle s’est baissée, lentement, jusqu’à ce qu’elle soit à genoux devant moi. Son souffle chaud caressait ma peau, et ses lèvres ont suivi.

Sa bouche a trouvé mon sexe, et la première sensation a été un choc doux-amer. Ses lèvres étaient chaudes, enveloppantes, mais il y avait cette sensation, légère mais présente : les bagues de son appareil dentaire qui effleuraient la peau de ma queue. Un contact un peu rugueux, presque incongru, mais loin de me détourner, ça ajoutait une tension brute à l’instant.

C’était un mélange d’excitation et d’abandon. Chaque mouvement de va et vient de sa bouche semblait vouloir me lire, me comprendre, me découvrir. Elle était passionnée, précise, mais aussi un peu maladroite, et c’est ce qui rendait tout si authentique. C’était brut, sincère, sans artifice, comme si elle m’offrait tout ce qu’elle était à travers ce geste.

Cette sensation légèrement abrasive, ces moments où elle hésitait avant de plonger à nouveau mon sexe dans sa bouche, rendaient l’instant aussi unique qu’irrésistible. Je ressentais chaque imperfection comme une preuve de sa volonté de me toucher profondément, pas seulement avec son corps, mais avec tout ce qu’elle avait à offrir.

Quand elle s’est relevée, son regard a croisé le mien. Rien n’avait besoin d’être dit. Elle est revenue à califourchon sur moi, glissant ses mains sur mes épaules, ses hanches trouvant leur place contre mon bassin. Elle a guidé mon sexe à l’entrée du sien, et dans un mouvement lent et précis, elle s’est empalée sur moi. Un frisson nous a parcourues toutes les deux, un mélange de surprise et de reconnaissance mutuelle.

Ses mouvements étaient lents au début, presque timides, mais son corps apprenait vite. Ses mains agrippaient mes épaules pour se stabiliser, ses lèvres effleuraient mon cou. À chaque va-et-vient, son souffle devenait plus rauque, plus impatient. J’ai enroulé mes bras autour d’elle, la soutenant, l’accompagnant, mes lèvres trouvant sa clavicule, son épaule, ses seins.

Quand elle a accéléré, l’intensité nous a emportées, comme si le reste du monde avait cessé d’exister. Et dans cet instant brut et passionné, c’était nous, juste nous, sans filtre.

Puis, elle a ralenti, ses mouvements devenant plus doux, jusqu’à s’arrêter complètement, haletante, ses cheveux collés à son front. Elle m’a prise par la main, un sourire complice sur les lèvres, et m’a guidée vers son lit. Là, tout était plus intime, plus calme.

Elle s’est allongée sur le lit, son corps tendu, offert. Je me suis allongée entre ses jambes, ma bouche trouvant son sexe. Elle était réceptive à chaque geste, chaque baiser, chaque coup de langue. Ses mains agrippaient les draps, son souffle devenait saccadé.

Je l’ai prise en levrette, d’abord doucement, explorant chaque mouvement, chaque frisson qui traversait son corps. Nos respirations s’accordaient, un ballet intime et précis. Puis, peu à peu, le rythme s’est intensifié, brut, presque sauvage. Ses mains se sont agrippées à l’oreiller, ses doigts enfoncés dans le tissu comme pour s’ancrer. Elle l’a porté à sa bouche, étouffant des gémissements qui montaient malgré elle. Ce moment, à la fois viscéral et tendre, mêlait une passion brute à une étrange douceur, comme si nous dansions à la frontière entre l’abandon et la maîtrise.

Quand tout s’est arrêté, quand nos corps électrisés se sont relâchés, elle s’est blottie contre moi, sa tête posée sur mon épaule. Ses cheveux, son odeur, cette chaleur encore vibrante entre nous : tout d’elle était gravé en moi. Ce n’était pas juste un jeudi soir comme tant d’autres. Pas juste une découverte.

C’était une révolution.

Nous étions suspendues, comme après un shoot d’héro et de désir brut, ce high qui te laisse tremblante et trop vivante pour redescendre. Dans cet état trouble, entre lucidité et vertige, l’orgasme semblait avoir laissé une empreinte chimique : un cocktail enivrant qui faisait battre nos cœurs un peu trop vite, un peu trop fort. Des spasmes de plaisir continuaient de parcourir son corps, des échos brûlants de l’extase vécue. On était là, droguées par cet instant, accrochées l’une à l’autre, le souffle encore désordonné, incapables de revenir sur terre.

Ce n’était pas qu’une question de corps. C’était un tout. Elle. Moi. Ce moment. Une porte qu’on venait de franchir et qu’on ne pourrait jamais refermer.